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Salle comble à l’avant-première de SECOND TOUR !

La séance d’avant-première du dernier long métrage d’Albert DUPONTEL a eu lieu le MARDI 17 OCTOBRE 2023 au Cinéma Confluences de Sens en présence de Nicolas MARIÉ

Retour en image et en interview avec l’article paru dans L’INDÉPENDANT DE L’YONNE le 18/10/23 :

« L’avant-première du dernier Dupontel fait salle comble au cinéma Confluences« 

« Invité par l’association Sens Fiction à assister à l’avant-première de Second Tour, le dernier film d’Albert Dupontel, nous nous sommes rendus au cinéma Confluences Sens ce mardi soir. Ce fût également l’occasion de nous entretenir avec l’acteur Nicolas Marié, ancien jury sur l’une des éditions du Clap 89, Festival international du court-métrage organisé par l’asso Sens Fiction en partenariat avec le cinéma Confluences Sens.« 

Second Tour : l’avant-première

« La salle 1 est pleine comme un œuf à l’occasion de cette avant-première ! « 374 places vendues, pour être précis ! » nous confirme, tout sourire, Cédric Aubry, Propriétaire du cinéma. Autrement dit, l’avant-première du dernier film d’Albert Dupontel est une réussite pour le cinéma Confluences qui s’est associé, pour l’occasion, à l’association Sens Fiction. La présence de l’acteur Nicolas Marié est certainement aussi pour quelque chose dans la forte affluence de ce soir. Sympathique et spontané, il répond aux questions du speaker et du public à l’issue de la projection du film avant de répondre aux nôtres… »

Entretien avec Nicolas Marié, Acteur et artiste multi-facettes

  • C’est comment de tourner un film avec un cinéaste déjanté comme Albert Dupontel ?

« C’est enthousiasmant ! Je ne garde que de bons souvenirs et du plaisir de jouer pour et avec Albert Dupontel qui est l’un de mes amis proches. Son cinéma est atypique dans le paysage audiovisuel français ce qui accentue encore le plaisir d’en être et de participer à ce genre de création artistique. Et déjanté, je le suis moi-même, tout comme ses personnages d’ailleurs ! »

  • Après la série « Les Hommes de l’ombre » qui parlait déjà de politique, vous jouez dans un film sur l’univers de la politique. Avez-vous une fascination pour ce milieu propre aux intrigues en tous genres ?

« Me concernant, pas du tout ! Et je pense que pour Albert, le constat est le même. Ce film montre plutôt une forme de dénonciation des entrelacs propres à ce milieu qu’autre chose. Albert Dupontel ne s’est, par ailleurs, jamais caché d’être désabusé de la politique telle qu’elle se pratique dans notre société. Il n’a jamais voté. On peut même aller jusqu’à parler de totale désillusion de la politique, notamment par rapport à l’écologie qui est l’un des thèmes centraux de ce film. »

  • Vous avez eu un César du Meilleur acteur dans un second rôle en 2021 pour le film Adieu les cons. Qu’est-ce qu’on fait après ça, on prend sa retraite ?

« Je l’ai donné à l’AFM (= Association Française contre les Myopathies) lors d’un téléthon pour leur permettre de faire des gains avec ! Attention, j’ai été très content de recevoir cette récompense. C’est rassurant car c’est une forme de reconnaissance de la profession à mon égard mais je ne me voyais pas le laisser prendre la poussière sur ma cheminée. Je voulais lui donner du sens alors je l’ai offert à un copain administrateur du Téléthon. Ça n’enlève rien au plaisir que cela m’a apporté mais je tenais à faire de cet objet mort, un objet qui a du sens…

A contrario, je détiens un petit Oscar qui m’a été offert par l’une de mes filles et que je ne donnerai jamais ! »

  • Un mot sur le Festival international du court-métrage Clap 89 dont vous avez été membre du jury lors de l’édition 2021 ?

C’est vachement bien, une excellente initiative ! Le Comité de sélection est efficace. Tout ce que j’ai pu en observer est intéressant et les courts proposés sont de qualité. Il faut aussi saluer l’énorme boulot d’organisation et de mise en œuvre géré par les bénévoles. Je dois ma participation à l’obstination et à la conviction de Cristina Tiraboschi qui a su me persuader de venir à Sens y participer et j’en suis très heureux !

Second Tour : le film

Le cinéma décalé d’Albert Dupontel est souvent jouissif car aux antipodes d’une cinématographie sans valeurs ni relief. Cette comédie dramatique n’échappe pas à la règle, même si le côté subversif propre à l’auteur est moins percutant dans cette œuvre que dans ses premiers films.

Second Tour est une fable politico-médiatique satirique comprenant des éléments du réel mêlés à des effets spéciaux qui font contrastent avec ces derniers. Une œuvre de divertissement, avant tout, incluant des points de réflexion disséminés ici ou là. De quoi passer un bon moment grâce à l’humour grinçant de nombreuses scènes tout en réfléchissant à l’aspect inéluctable de la cupidité humaine au travers des intrigues propres au milieu politique.

Michaël CAMUS (journaliste pour L’Indépendant de l’Yonne)